La création des S-P de Merville


 
 

casque avec plumeau

Notre histoire

 
          D’après le rapport d’un ancien Maire, Monsieur Antoine VERHAEGHE, la compagnie des Sapeurs-Pompiers de Merville a été fondée en 1831, conformément aux dispositions de la loi du 22 Mars de cette même année.
          Évidemment, auparavant il existait un groupe de pompiers à Merville, mais ils n’étaient alors pas organisés de façon militaire. Ils ne portaient pas d’uniforme et ne disposaient d’aucun équipement.

          Cependant, nous savons qu’avant 1789, les sapeurs-pompiers de Merville étaient équipés d’échelles, de seaux de cuir, de crochets et ils disposaient d’une pompe à incendie qu’ils devaient manœuvrer au moins une fois par trimestre. Deux échevins étaient chargés de veiller au bon entretien du matériel. Malheureusement la Révolution fut certainement funeste à la société des sapeurs-pompiers, comme à bon nombre d’institutions Mervilloises.

 
Seau en cuir détouré
 
          En 1842, la compagnie comprenait 51 hommes, dont un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, un sergent-fourrier, quatre sergents, huit caporaux, un tambour et trente-trois sapeurs-pompiers. Le capitaine était un ancien militaire, plein de zèle, le lieutenant un négociant de la ville, le sous-lieutenant un maitre charpentier entrepreneur. Nous ne connaissons pas le nom de ces officiers. La majeure partie des hommes de la compagnie étaient des artisans ou des ouvriers professionnels ; à savoir maçons, couvreurs, charpentiers, naceliers etc...

          Seulement trente-huit hommes sur cinquante et un étaient habillés et équipés. Trente-cinq hommes étaient armés d’un fusil à silex comme les soldats du 1er Empire. Celui-ci leur était nécessaire, car en cas de besoin, ils devaient aider la garde nationale à maintenir l’ordre.

 
Pompe a bras détourée 1
         
En 1842, la compagnie disposait de quatre pompes à incendie, dont trois très anciennes et parmi elles deux petites portatives qui demandaient souvent des réparations. La plus récente avait été livrée en février 1836 par les sieurs DAMBRINE et TOUQUET, marchands chaudronniers. Le jet de cette pompe d’un modèle tout niveau pouvait s’élever à 30 mètres de hauteur. Le 1er dimanche de chaque mois, la compagnie s’exerçait à la manœuvre des pompes.
Pompe a bras détourée
 
          D’après Monsieur Antoine VERHAEGHE, sept communes pouvaient être secourues par les sapeurs-pompiers de Merville ; à savoir Neuf Berquin en une demi-heure ; Calonne sur la Lys en une heure ; Lestrem, Estaires, La Gorgue, Vieux Berquin et La Motte au Bois (Hameau de Morbecque) en une heure et demie. Je ne pense pas que ces dernières communes aient pu être souvent efficacement secourues par la compagnie de Merville à cette époque.

          A partir de 1868, les pompiers de Merville furent équipés de fusils modernes à percussion. Mais pendant la guerre de 1870, ceux-ci leur furent retirés pour les besoins de la défense nationale. En 1871, le capitaine était Monsieur Polynice GESQUIERE.
Hache de pompier détourée

 
          En 1878, Monsieur Orphée VARISCOTTE, VANACKER et E. PRUVOST, trois bons républicains furent nommés officiers de la compagnie des sapeurs-pompiers. Sur la demande du préfet, le ministre de la guerre donna l’ordre à la direction de l’artillerie de Douai de livrer à la ville de Merville, 70 fusils d’infanterie à percussion. Depuis le dernier conflit, la compagnie ne disposait plus que de 19 fusils défectueux. Il fut proposé au préfet de les laisser à la  Compagnie des anciens militaires pour rendre les honneurs à ceux de leurs membres qui viennent de décéder.
          Le 7 Mai 1878, Monsieur Orphée VARISCOTTE rédigea un nouveau règlement. La compagnie comprenait alors 70 hommes dont trois officiers, 15 sous-officiers, 2 tambours, 2 clairons et 48 sapeurs-pompiers dont 4 de parade.

 
casque ancien détouré1
         
A cette époque la grande tenue des sapeurs-pompiers comprenait :
1. Une tunique de drap bleu, collet en velours noir avec passepoil et grenades écarlates, boutons jaunes portant au milieu une grenade et au pourtour cette inscription : sapeurs-pompiers.
2. Un pantalon de drap bleu avec bande écarlate.
3. Un col d’uniforme.
4. Des épaulettes écarlates avec écailles en cuivre.
5. Un casque.
Cette tenue ne servait que pour les défilés et cérémonies.

     habit SP 1                    habit SP 2                      habit SP 3                      habit SP 4                      habit SP 5

 
          En 1881, la liste conservatrice, conduite par Monsieur Charles DUHAMEL emporta les élections municipales. Aucun républicain ne fut élu. Ceux-ci en furent vivement contrariés et pour manifester leur mauvaise humeur, Messieurs VARISCOTTE, VANACKER et PRUVOST donnèrent leur démission d’officier de la compagnie des sapeurs-pompiers, tout en entraînant une grande partie de leurs hommes. Ce fut certainement la crise la plus grave traversée par la compagnie. Finalement, pour éviter une éventuelle catastrophe, Monsieur VANACKER accepte de retirer sa démission. Le 11 décembre 1884, deux nouveaux officiers furent nommés, Monsieur Amédée BOUQUET comme capitaine et Monsieur Théophile DEGRUSON comme sous-lieutenant. A noter que les officiers étaient tenus de s’équiper à leurs frais.
 
Delahaye détouré
 
          De nos jours, en cas d’incendie les sapeurs-pompiers se débrouillent seuls. Ils n’ont certainement pas besoin des civils. En 1881, année de l’incendie de l’église, il n’en était pas de même. A cette époque les pompes à incendie n’étaient pas aspirantes et lorsque la nuit un clairon annonçait un incendie, tous les gens de la rue ou s’étaient déclaré le sinistre devait se lever pour prêter main-forte aux pompiers. En 1890, la compagnie fut dotée de deux pompes aspirantes et refoulantes et d’un dévidoir avec des tuyaux en toile. C’est à partir de cette date qu’il n’a plus été nécessaire aux civils de faire la chaîne pour alimenter les pompes.
 
Laffly en couleur détouré

          En 1895, la tenue des sapeurs-pompiers de Paris fut adoptée par la compagnie : casque nickel pour les officiers, casque en cuivre pour les soldats, dolman noir avec bouton blancs, pantalon bleu avec liseré rouge.
Après la séparation de l’église et de l’État, le préfet pris un arrêté, interdisant aux sapeurs-pompiers de participer aux processions. Cette mesure fut appliquée pour la première fois en juin 1906 le jour de la procession du Saint Sacrement.

 
casque ancien détouré
 
        Au mois d’Avril 1908 un nouveau doyen, Monsieur l’abbé Lecoeuche fut nommé à Merville en remplacement de Monsieur le Doyen Parent décédé. A l’occasion de son arrivée à Merville, la municipalité avait décidé d’organiser une cérémonie officielle. Le 9 avril Monsieur Cornil CAPELLE, capitaine des pompiers depuis 1903 écrivit au sous-préfet pour lui demander s’il pouvait assister avec sa compagnie à la réunion prévue. Il lui fut répondu que le ministre du culte n’a pas droit à des honneurs officiels et que d’autre part, Monsieur le curé-doyen de Merville, n’est pas membre honoraire de la Compagnie des sapeurs-pompiers. Les membres de la Compagnie ne pourront donc prendre part à la cérémonie en question que comme particuliers, à titre privé, sans uniforme et sans armes.

 
habit SP 6

          En 1913, Monsieur CAPELLE avait 75 hommes sous ses ordres. En 1924, après la première guerre mondiale, il n’en avait plus que 26.

 
Cornil Capelle
(Registre des engagements S-P)
 

La génération des SP
(La génération des tenues S-P)



 
          Voici deux photos de l’enterrement de Monsieur Paul CEUGNART
en début septembre1948

 
Enterrement  de Paul Ceugnart
 
Le véhicule est une Autopompe LAFFLY.

 

 
Enterrement  de Paul Ceugnart (au cimetière)

Les personnes sont de gauche à droite ; Jules DUPOND, Jules VANDOOLAGHE, Le Lieutenant VALENTIN, Fernand TIESSEZ, Raymond VERQUIN, Louis DEHETTE, Maurice CARLE, Maurice VANDOOREN, Michel DELEURENCE, Porte-drapeau ?, Germain VASSEUR, Auguste DENIS, ?, Fernand SAPELIER, Henri CAPELLE, ?.
 

 


L'enterrement de Paul Ceugnart
début Septembre 1948


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