Blason de Merville détouré

 


Le blason de Merville

Le blason de la ville de Merville


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Merville (nouveau logo)
Le nouveau logo et son slogan pour la ville de Merville (2013)
 
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Le nord

Le département du Nord

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Le logo du Nord - Pas de Calais

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Merville se situe :
 
- en région Nord - Pas-de-Calais
- département du Nord
- arrondissement de Dunkerque
- Situation géographique : à 40 kilomètres de Lille, 50 kilomètres de Dunkerque, au coeur du triangle Armentières - Hazebrouck -     Béthune
- Canton : Merville est le chef-lieu de canton qui regroupe 6 communes : Le Doulieu, Estaires, Haverskerque, La Gorgue, Neuf-Berquin et Merville.
 
 

Quelques données :
 

Population : 9332 habitants (recensement au 1er Janvier 2014 par l'INSEE)
Code Postal : 59660
Superficie : 2696 hectares
Altitude : 16,50m
Longitude : 2° 37' 60E
Latitude : 50° 37' 60N
Les hameaux : Le Sart, La Caudescure
Longueur de la voirie communale : 65 kms
Longueur de la voirie départementale : 30 kms
Superficie des espaces verts : 25 hectares
Cours d'eau : 25 kms
Ponts et passerelles : 17

 

 


L'histoire du Caou de Merville



Caou de Merville


 

Les Mervillois sont appelés des CAOUS, c'est-à-dire des chats en patois picard et cela depuis l’an 1566.
Le milieu de la décennie de 1560 à 1570 a été particulièrement éprouvant pour les habitants de la Vallée de la Lys qui ont connu tout à la fois une terrible famine et la révolte des protestants.

              La famine  : l’hiver 1564-1565 avait été rude et des gelées printanières tardives aggravèrent encore la situation. Dès septembre 1565, une fois la moisson terminée, la rareté des graines déclencha une spéculation. Les gens aisés purent se constituer des réserves. Mais il arriva un moment où il n’y eu plus de pain chez les boulangers, ni de grains à vendre sur le marché. Le petit peuple de Merville eut très faim.
A partir du milieu du 19ème siècle, les progrès de l’agriculture et en particulier l’utilisation des engrais, ont éloigné le spectre des famines. La dernière disette qui a sévi en France, date d’un peu plus de 150 ans et les parents des personnes les plus  âgées ne l’ont pas connue. Il est donc plus difficile à nos contemporains de comprendre la terreur que pouvaient causer aux populations les famines qui jadis survenaient périodiquement.

La révolte des protestants : Au début du 16ème siècle, les protestants étaient assez nombreux dans la région. La Flandre et l’Artois, ainsi que le territoire de la Belgique actuelle, faisaient alors partie des Pays-Bas espagnols. Marguerite de Parme, demi-sœur du roi d’Espagne Philippe II, en était la régente en 1556. Les calvinistes se sentaient brimés par les souverains catholiques. C’est ainsi qu’ils n’avaient pas le droit de célébrer leurs offices à l’intérieur des villes. Parmi les trois grandes religions monothéistes, seuls les catholiques ornaient d’images, de peintures et sculptures, leurs lieux de culte ou de prières. La tradition juive par exemple, interdit formellement les représentations des choses qui sont en haut des cieux.
Pour les protestants, l’utilisation des images n’est pas compatible avec les dogmes essentiels de leur religion, comme leur refus de la dévotion aux Saints et à la Vierge.

Dès 1521, à l’incitation d’un théologien qui condamnait le culte des images, les églises de WITTENBERG en Allemagne furent saccagées. Luther condamna ces excès. Un peu plus tard, des destructions furent opérées en Suisse dans les églises de ZURICH et de GENEVE.
Le 10 août 1566, à la suite de prédications de pasteurs calvinistes, le couvent Saint-Laurent de STEENVOORDE fut dévasté. Ce qui aurait pu être un accident banal, sans lendemain, fut le signal d’une vague de violence qui, pendant la fin de l’été 1566, submergea les Pays-Bas.
 Un véritable embrasement se produisit la veille du 15 août, jour de l’Assomption de la Vierge. Du 14 au 20 août, les protestants appelés les Gueux se déchaînèrent contre les églises. Ils brisèrent les statues, les vases sacrés, les crucifix et lacérèrent les tableaux.

              A Merville , comble de l’horreur, le 20 août, ils enfermèrent un chat, symbole de la luxure et parfois représentation du diable, dans le tabernacle de l’église paroissiale. C’est pour cette raison que les Mervillois ont été baptisés du nom de CAOU.
La répression des troubles : Bien évidemment, ces troubles provoquèrent une vive réaction du pouvoir catholique. En 1567, tous les responsables qui purent être arrêtés, dont un bon nombre de pasteurs, furent pendus. La gouvernante des Pays-Bas, Marguerite de PARME ne tenait pas à faire couler des ruisseaux de sang.

Mais Philippe II, dès qu’il eut connaissance du saccage commis pendant l’été 1566 n’avait pensé qu’à châtier les rebelles. Dès le 30 octobre, il a donné l’ordre à son meilleur général, le Duc d’ALBE, de se préparer à faire mouvement vers la Flandre avec les troupes d’élite de l’armée espagnole, qui se trouvaient en LOMBARDIE. La répression fut terrible et Marguerite de PARME qui n’était plus qu’une gouvernante en sursis, demanda au roi le 29 août 1557 d’être relevée de sa charge.

Les géants de MERVILLE : Après la Seconde guerre Mondiale, pour relancer la cavalcade de Pâques, des Mervillois, dont l’abbé Georges DUCROQUET et Monsieur Pierre BART firent réaliser plusieurs géants, dont MARMITON 1er et TINTIN et TITINE. Ensuite, il fut question d’un CAOU.

Le premier CAOU : La 1ère sortie de ce géant a eu lieu le 11 avril 1955. Celui-ci a été réalisé par la J.A.C., sur l’initiative d’un fils de cultivateur, AMAURY DESPREZ, domicilié à la REINETTE, qui a malheureusement été tué en Algérie. L’armature du CAOU était en grillage. Son pelage était constitué par de la ouate donnée par un pharmacien, Monsieur Jean LECOMTE, prédécesseur de Madame VANBREMEERSCH.
La construction du CAOU a été exécutée dans la ferme de COURTEFOY, propriété de Monsieur Liévin TAFFIN. Pendant plusieurs années, ce sont des membres de la J.A.C. qui se sont occupés de promener le CAOU à l’occasion de la cavalcade. Ensuite, après la dissolution de la J.A.C., c’est le M.R.J.C. (Mouvement Rural de la Jeunesse Catholique) qui a pris le relais.

Ce premier CAOU n’était pas articulé. A l’origine, le char était tiré par quatre chevaux et ensuite par un tracteur.
Le 2ème CAOU : Contrairement au premier CAOU, celui-ci est couché. La tête était beaucoup plus belle. Aux extrémités du char, il y avait quatre chats musiciens. Les têtes étaient articulées. Le CAOU a été acheté par l’A.P.E.L. à une association de Bourbourg. Dans cette ville, il avait servi à l’occasion d’un carnaval. Ce CAOU n’aurait été promené que deux fois dans les rues de MERVILLE en 1986 et en 1987. L’A.P.E.L. ne sachant où le mettre à l’abri, l’a confié à un cultivateur. Comme le char tenait beaucoup de place dans sa grange, celui-ci l’aurait relégué dans une prairie. Les chats étant en carton, après l’hiver il n’en est plus rien resté.

Le géant actuel : En février 1998, lors d’une réunion de la commission de la jeunesse, des jeunes émirent le vœu que soit reconstruit un CAOU Géant. Cette excellente idée entraîna la création de l’Association « Les Amis du CAOU » dont l’objectif était la réalisation de ce géant. L’Association fit appel comme maître d’œuvre à un constructeur de géants de LILLE, Albert UYTTENHOVE, un véritable artiste. C’est sous sa direction que six à huit jeunes de l’association, tous bénévoles, construisirent le géant. Contrairement à ses deux prédécesseurs, le géant actuel, au poil gris, est porté à dos d’hommes.

Le Baptême du CAOU : C’est le 8 avril 2000 que le CAOU fut présenté au public et baptisé sur la place de la mairie de MERVILLE. Monsieur le Doyen, de tous les habitants de Merville le plus proche de Notre Seigneur, lui demanda comme une grâce de nous réserver pour ce jour là, son plus joli temps de printemps. Son vœu fut exaucé et nous pouvons en remercier Notre Seigneur et aussi notre doyen.
La cérémonie fut à tout  point de vue une réussite. Le parrain et la marraine étaient deux géants :

Henri le Douanier de GODEWAERSVELDE
Et
La Belle Roze d’ARDRES



 

" Les Amis du Caou "
50, Rue Faidherbe
59660 MERVILLE - FRANCE
Tél : 00-33-(0)6-81-98-07-73

Président : christian.hamelin@les-amis-du-caou.com

n'hésitez pas !
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